CP - Fin de vie : Une occasion manquée de faire avancer les droits des personnes malades

Mis à jour : avr. 15

Communiqué de presse


Fin de vie : Une occasion manquée de faire avancer les droits des personnes malades


Jeudi 8 avril, l’Assemblée nationale examinait la proposition de loi, présentée par Olivier Falorni, donnant droit à une fin de vie libre et choisie.


J’ai choisi, avec de nombreux députés de la majorité et de l’opposition de soutenir ce texte. Il représente, pour de nombreuses personnes, l’espoir d’une dignité retrouvée.

Il était plus que temps que la représentation nationale s’empare de ce sujet, qui de trop nombreuses fois avait été éludé par toutes les majorités politiques précédentes.


A l’instar de plusieurs de nos voisins européens, les personnes en fin de vie doivent pouvoir choisir. Et c’est bien là l’essentiel, avoir le choix. Le choix de ne plus subir et de ne plus s’acharner. Le choix de partir librement, d’éviter une peine et une douleur indicible et prolongée.


Sur ce sujet douloureux, nous avons pris le temps de débattre et de réfléchir. Pas moins de quatre propositions de loi avaient été déposées ces derniers mois. Il était temps d’agir et de le faire en toute responsabilité. C’est pourquoi nous nous sommes assurés que cette proposition de loi était conforme aux travaux menés par des parlementaires de la majorité avec Jean-Louis Touraine depuis plus de 3 ans.


Malheureusement, le débat n’a pas pu se tenir à cause de l’obstruction prolongée de quelques députés LR (voir la tribune que j'ai consignée dans le Journal du Dimanche). Je déplore que cette guérilla parlementaire se fasse au détriment des malades et de leurs familles, et je souhaite que le gouvernement et la majorité présentent, avant la fin du quinquennat, une loi sur la fin de vie.


Loin des polémiques et des débats émotionnels, nous devons répondre à la nécessité de ne pas laisser ceux qui souffrent sans solutions.



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